Aujourd’hui, environ 1 600 établissements de santé proposent une prise en charge en SMR, dont une centaine dédiées à l’accompagnement des enfants et adolescents. Ce nombre témoigne de l’importance de ce champ d’activité, accessible soit après un séjour hospitalier de courte durée (81 % des admissions en SMR) soit directement depuis le lieu de vie du patient (19 % des admissions).
Il existe 11 catégories d’activités (mentions/modalités) définissant les autorisations des activités SMR des établissements de santé :
- Mention « polyvalent »
- Mention « gériatrie »
- Mention « locomoteur »
- Mention « système nerveux »
- Mention « cardio-vasculaire »
- Mention « pneumologie »
- Mention « système digestif, endocrinologie, diabétologie, nutrition »
- Mention « brûlés »
- Mention « conduites addictives »
- Modalité « pédiatrie » ; comprenant les mentions suivantes :
- Mention « enfants et adolescents »
- Mention « jeunes enfants, enfants et adolescents ».
- Modalité « cancers ” comprenant les mentions suivantes :
- Mention « oncologie »
- Mention « oncologie et hématologie ».Des prises en charge diversifiées au sein d’une offre de soins graduée
Les activités SMR s’organisent autour de cinq missions fondamentales dont les points communs sont leur caractère multidimensionnel, pluridisciplinaire et personnalisé aux besoins et projet de vie du patient :
- La mission de soins médicaux
- La mission de réadaptation
- La mission de prévention
- La mission de transition
- La mission de coordination.
Quelle place pour les activités SMR dans les filières de soins ?
La place des activités de SMR dans les filières de soins résulte des missions telles que définies ci-dessus. Le recours au SMR s’effectue tout d’abord dans le cadre d’un parcours de soins incluant des étapes hospitalières en amont de la prise en charge en SMR. Les services de SMR doivent à ce titre s’articuler avec les établissements de court séjour assurant ces prises en charge.
La prise en charge en SMR peut également se situer en amont d’une prise en charge en court séjour, ou constituer la seule étape hospitalière du parcours de soins du patient. Les activités SMR, et plus particulièrement celles dites « spécialisées » (qui ne relèvent pas de la mention « polyvalent », doivent ainsi permettre l’accueil et la prise en charge des patients directement depuis leur lieu de vie, en coordination notamment avec les professionnels de ville. Dans ce contexte, les services SMR participent notamment à la prise en charge des patients atteints de pathologies chroniques pour lesquelles la réadaptation a fait la preuve de son bénéfice. Ils s’inscrivent et contribuent dans ce contexte aux plans régionaux et nationaux en vigueur d’organisation des filières de soins (feuille de route maladies neurodégénératives, stratégie décennale de lutte contre les cancers, feuille de route obésité, plan national développement des soins palliatifs et d’accompagnement de la fin de vie) et s’articulent à ce titre avec les centres d’expertises régionaux à chaque fois que cela est pertinent.
Les professionnels libéraux, notamment ceux de la rééducation (masseurs-kinés, orthophonistes,…) constituent des partenaires privilégiés des établissements autorisés en SMR pour assurer une prise en charge de qualité dans la suite du parcours de soins. Les établissements s’articulent également avec les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) dont ils peuvent être des membres à part entière pour contribuer au projet de santé du territoire.
L’admission directe depuis les établissements et services médico-sociaux est également possible. Le SMR apporte son conseil et son expertise dans l’évaluation d’un patient, permettant de favoriser le maintien dans le lieu de vie, de construire un projet thérapeutique adapté et ainsi faciliter sa bonne orientation au sein des dispositifs sanitaires et sociaux (établissements et services médico-sociaux – EHPAD, structures et dispositifs d’accompagnement du retour l’emploi,… ).
Chiffres clés du SMR
A partir des données collectées dans le PMSI, l’ATIH publie les chiffres clés annuels de l’hospitalisation.
Grâce à des indicateurs synthétiques, ces chiffres clés fournissent une mesure, en nombre de patients, de la fréquentation de l’hôpital. Cette information est disponible globalement et selon les différentes activités couvertes par l’hôpital. Quelques exemples de prises en charge sont détaillés.
La réforme du financement des activités de SMR des établissements de santé
Une réforme du financement est déployée depuis le 1er juillet 2023 pour les activités de SMR des établissements de santé. Objectif principal : réduire les inégalités territoriales d’équipements tout en reconnaissant les différents niveaux de spécialisation et d’expertise, selon le rôle et la place que jouent les opérateurs dans les parcours de prise en charge.
Les règles de financement sont harmonisées entre secteurs et territoires, et les établissements publics et privés sont financés à travers des compartiments de financement communs, piloté pour une partie au niveau régional (dotation populationnelle).